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Le blog de Ringard Willycat

Le blog de Ringard Willycat

Ce blog a pour but de recenser encore et toujours le meilleur du pire en matière musicale. Candidat pour de rire à l'Elysée 2017.

PAULO DE DOMOY - L'HANDICAPE

L'art et la manière de traiter d'un sujet grave en rajoutant de multiples couches pour que ce soit encore plus grave. Bref, Paulo de Domoy, chanteur engagé qui contribue à une bonne déprime collective et qui associe sa fille Suzy pour traumatiser la pauvre gosse.

BUZZOMETRE : 74 ( 14/12/2012 )




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jackrampler 11/07/2012 11:42


Je trouve ce titre somptueux.

roland 20/10/2011 13:45



comment cela peut-il exister ?



daniel 18/10/2011 10:04



disque livré avec un pistolet.



Raphaël Zacharie de IZARRA 17/10/2011 21:09



La condamnée








Elle me parut belle.



Pâle, frêle, mourante, on eût dit que sa détresse était son unique parure. Son éclat funèbre faisait peur à voir. Les gens sur elle se retournaient. Ou détournaient décemment le regard. A la
fois attirante et repoussante, elle faisait pitié dans sa morbidité figée. Son charme consistait dans sa fragilité, sa laideur. Car à la vérité elle était laide, bien que je la trouvasse belle.



Dans son sillage, elle laissait un malaise palpable. Comme un parfum de mort, un goût âcre, une vision atroce, une idée de cercueil. Elle sentait le moisi et le formol, une odeur entêtante
d'hôpital et de morgue. On la devinait condamnée.



Je lui adressai la parole sur un ton que je voulus neutre, en termes banals.



- Puis-je vous être de quelque aide, Mademoiselle ?



Je constatai qu'elle ne pouvait correctement articuler les mots, la paralysie enchaînant son corps jusqu'au champ de la parole. Une espèce de grognement grotesque et épouvantable sortit de ses
lèvres tordues. De cette bouillie de sons, je captai quelques mots cependant, reconstituant la phrase dans sa cohérence sonore : elle me remerciait poliment, m'assurant qu'elle se débrouillait
très bien toute seule malgré la terrible infirmité qui la clouait dans son fauteuil roulant. A travers sa grimace hideuse, je discernais un sourire qui désespérément voulait ressembler à
quelque chose d'aimable.



La jeune handicapée tentait de faire oublier sa piteuse apparence et je sentais qu'elle était en train de faire un effort surhumain pour me plaire, du moins pour ne pas me déplaire... Cette
sincérité, cette indigence, cette allure simiesque étaient poignantes et j'en fus bouleversé. Je reçus ses mots brisés comme une révélation : je venais de toucher le fond de sa misère.



Ses cheveux fins se déliaient avec une grâce infinie sur son front osseux. Ses mains crispées agitaient l'air avec des mouvements saccadés, des sons gutturaux sortaient de sa gorge. Mais à
travers ses traits convulsés, sa gestuelle de pantin et sa constitution débile, je ne voyais que son regard. Dans ce corps accablé de souffrances et de disgrâces, son regard semblait être la
seule source de beauté. Je n'oublierai jamais la profondeur, la douceur, la douleur de ce regard qui tentait de se hisser au-dessus de ce corps impotent.



Sans rien laisser paraître de mon émoi, je lui rendis les politesses d'usage et m'éloignai. Cette nuit-là je ne pus trouver le sommeil. J'étais épris de la jeune fille invalide, sans oser
convenir qu'une telle déshéritée pût faire battre mon coeur sain... Le lendemain à la même heure je la revis descendre la rue. Je lui avouai presque honteusement ma flamme.



Cette idylle sans nom fut de brève durée. La jeune fille mourut quelques jours après, rongée par la maladie, terrassée par la paralysie.



J'ai conservé une mèche de ses cheveux blonds, comme une triste relique. Parfois je repense à la jeune handicapée dans son fauteuil roulant. Je revois son regard digne et noble, je revois ses
cheveux clairs flottant sur son visage déchu, je revois ses lèvres déformées tentant de prononcer mon nom. Et j'entends ses grognements mêlés de pleurs étouffés, tentant maladroitement,
vainement d'émettre des sons qui ressemblent à mon nom.



VOIR LA VIDEO :



http://www.dailymotion.com/video/x8m041_la-condamnee-raphael-zacharie-de-iz_creation




Raphaël Zacharie de IZARRA




Raphaël Zacharie de IZARRA 17/10/2011 21:06



 La détresse




La petite fille aux boucles blondes marche droit devant elle, traversant prés et champs d'un pas égal. Sur sa joue un filet d'argent suinte, et luit furtivement au soleil. Elle pleure du bout
de ses dix ans, boudeuse. Et à travers ses yeux bridés son regard perdu interroge le ciel, et peut-être même le monde entier. Son coeur est triste. Plus même : douloureux. Pire encore : blessé.



Elle le sent confusément. Elle en prend conscience progressivement, inéluctablement, comme une soudaine révélation tombée le jour même, à la minute même. Et son coeur s'alourdit au fil de ses
pas. Ses pensées sont égarées, comme elles l'ont toujours été.



Elle vient, une nouvelle fois, de se faire exclure de la troupe d'enfants de son âge qui jouaient non loin de sa maison. Alors elle s'est contentée d'observer les jeux de ses camarades de loin
avant de leur tourner le dos et de s'en aller au hasard dans la campagne environnante, sans vraiment en connaître l'exacte raison, dans la confusion de ses idées et de son coeur perturbés.



Elle a parcouru plusieurs kilomètres, et est déjà loin de chez elle. Elle arrive au bord d'un point d'eau, qu'elle ne connaît pas. Profond. Elle peut voir, en se penchant un peu, le ciel qui se
reflète, si vaste, si beau. Et puis, en se penchant encore un peu plus elle voit son visage, si jeune, si frais. Ses larmes redoublent, et tombent une à une dans l'onde à peine troublée.



Pendant ce temps on s'inquiète de son absence, et les gendarmes sont alertés pour tenter de la retrouver. On craint pour sa vie, sait-on jamais avec toutes ces histoires de mauvaises
rencontres... C'est une petite fille qui n'a que dix ans.



Combien de temps est-elle restée ainsi au bord de l'eau à scruter le ciel, à plonger le regard dans le mystère de son visage reflété ?



On a retrouvé son petit corps le lendemain, enseveli sous les flots paisibles de l'étang, telle Ophélie étendue dans son mouvant linceul de cristal. Une noyade stupide ont conclu les gendarmes.
Une imprudence d'enfant fugueur... C'est ce qu'ont rapporté tous les journaux du pays. Mais qui peut dire ce qui peut se passer dans la tête d'une enfant de dix ans ?



Comment peut-on affirmer qu'à cet âge on n'a pas la sensibilité d'un adulte, au point de... Le désespoir a-t-il donc un âge légitime aux yeux des grandes personnes ?



Nul n'a osé avancer une telle hypothèse. En effet, on ne prête pas une telle subtilité d'émotion à un coeur si jeune, si innocent. Il n'y eut aucun témoin du drame, si ce n'est le vent et le
chant des oiseaux. Dans l'onde la petite fille aux boucles blondes a vu son image. Elle a vraiment compris, enfin, seule face à elle-même, qui elle était, pourquoi elle était si différente des
autres petites filles de son âge. Elle s'est vu pleurer, et elle a su pourquoi elle pleurait. Elle n'a pas supporté. Tout cela n'était pourtant pas grand-chose lui assuraient souvent ses
parents. En fait tout ne tenait qu'en un mot, un seul.



La petite fille était trisomique.



VOIR LA VIDEO :



http://www.dailymotion.com/video/x8m4dw_la-detresse-raphael-zacharie-de-iaz_creation




Raphaël Zacharie de IZARRA




willycat 06/08/2011 12:47



de rien Michael, à bientôt.



michael 06/08/2011 11:43



je pense effectivement que l'auteur ne connait pas les handicapés , j'en pleure de rire c'est pitoyable et drole ... merci, merci beaucoup il y a longtemps que je n'avais pas ri autant !!!



willycat 26/07/2011 12:10



j'ai longuemment hésité avec le caractère sectaire de ce titre pour inciter les handicapés à se jeter d'une falaise mais en ayant pris soin de léguer leur héritage avant bien entendu.



Pépère 26/07/2011 11:58



C'est pas croyable , ce type veut provoquer un génocide parmis les handicapés ,sombre dimanche avait déjà provoquer une vague de suicide ,là on se demande s'il n'est pas au service des
illuminatis !



Daniel 09/05/2011 13:51



Excusez-moi mais ce truc est à mourir de rire. Je pense que les handicapés sont au contraire plein de joie de vivre et croque dans la vie à pleine dent. Ce misérabilisme à l'extrême est une
pépite. Bravo Willy !!



oli 09/05/2011 11:28



une vrai horreur musicale de déprimés



covix 08/05/2011 23:52



Oups, comment remonter le moral, déjà le réveil... mais bon!


@mitié



willycat 08/05/2011 11:21







ideyvonne 08/05/2011 11:18



Et dans les 2 cas, elle  "profitera du paysage"! lol!



willycat 08/05/2011 11:02



il y a même un moment où la petite dit qu'elle serait mieux dans les cieux et non dans l'essieu, ça fout les jetons quand même.



ideyvonne 08/05/2011 10:44



Hou là là, c'est "du gros" ça! Une chanson qui aurait pu être tellement plus belle et plus tonique (car pour avoir bossé parmis eux, les handicapés ont une magnifique force intérieure) Là, on est
dans le Mélo complet avec la voix de cette fillette tellement triste! Seule la fin de la chanson a des paroles positives mais elles n'apportent plus aucun impact...



xav 08/05/2011 10:05



pathétiquement drôle



willycat 08/05/2011 09:43



Pathétique me semble un mot approprié. Bon dimanche.



Valérie 08/05/2011 09:19



A trop faire dans le pathétique, ils en deviennent pathétiques !!


Déprimant en effet... merci Willy !!!!